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Botanique

Pourquoi faire un rappel botanique? J’aurais tendance à répondre: parce que c’est ‘sympa’. Je pense que la botanique peut-être appréhendée par le jardinier amateur sous un angle pragmatique. Deux voies d’approche de la botanique me semblent utiles: les relations existant entre la structure de la plante et son adaptation à l’environnement, l’indispensable connaissance pour une identification des plantes dès que l’on se trouve sur le terrain, c’est à dire dès que l’on regarde le bord des routes et que l’on désire savoir ce qui y pousse. J’ai personnellement pris goût à la botanique en lisant ‘Hardy Geraniums’ de Peter Yeo et en écoutant G.G. Guittonneau sur le terrain. Ce chapitre est le fruit de leur enseignement.

La famille des Geraniacées comporte donc stricto-sensu 5 genres: les Geraniums, les Pelargoniums, les Erodiums, les Monsonias et les Sarcocaulons. Tous les Geraniacées sont des Spermatophytes, des Angiospermes et des Dicotylédones.


FAMILLE DES GERANIACEES L.

Mise à jour du 11 novembre 2005
albisia Cav. Biebersteinia Stephan
Dirachma Schweinf. ex Balf.f.
Erodium L'Her. ex Aiton 150 espèces
Geranium L. 375 espèces
Monsonia L. 30 espèces
Pelargonium L'Her. ex Aiton 220 espèces
Rhynchotheca Ruiz & Pav.
Sarcocaulon (DC.) Sweet 14 espèces
Viviania Cav.
Wendtia Meyen

D'aprés le Royal Botanic Gardens, Kew.

LES PLANTES SONT FORMEES :

- d’une souche et de ses racines;
- de tiges à feuilles;
- d'axes portant une inflorescence.


SOUCHE ET RACINES

En ce qui concerne le système racinaire, nous avons affaire à au moins 8 systèmes différents; connaissances indispensables d'une part pour comprendre l'adaptation de la plante à son terrain, d'autre part pour savoir diviser une plante.
Un point de terminologie semble indispensable: ce que nous appellerons la souche dans ce paragraphe (Rootstock des anglo-saxons), est la partie commune, à demie enterrée et d’où partent les tiges, les feuilles basales et les racines.

1- Souche centrale et unique avec quelques grosses racines fibreuses et enchevêtrées difficiles à diviser; ex. Geranium cinereum, Geranium wallichianum et Geranium lambertii. Il s’agit le plus souvent d’espèces qui apprécient d’avoir les racines dans un terrain humifère et pas trop sec alors que le collet doit impérativement rester au sec, d’où l’utilité de surfacer le sol de gravillons.


2- Souche unique portant des racines peu nombreuses et pivotantes; ex. des Geraniums annuels comme Geranium biuncinatum, mais également des espèces d’Afrique du Sud comme Geranium robustum qui se plaît dans les sols très secs et parfaitement drainés.


3- Souche émettant de nombreuses rosettes de feuilles, sur de plus fines racines fibreuses et agglomérées; ex. Geranium x oxonianum, versicolor, endressii. Il s’agit du type même de plante pour les terres lourdes et froides l’hiver, seches en été.

4- Souche rhizomateuse adaptée aux falaises et aux crevasses dans les interstices desquelles où elles vont pouvoir s’insinuer; ex. Geranium macrorrhizum.


5- Souche dont les racines en tubercules ou en chapelets sont adaptées aux éboulis; ex. Geranium orientalitibeticum.


6- Souche émettant des racines souterraines qui vont drageonner et s’étendre; ex. Geranium himalayense et Geranium clarkei. Idéal pour les sols humiféres et frais.


7- Souche lignifiée formant de gros tubercules à la surface du sol et ayant tendance à s'épuiser au centre à la manière des iris germanica; ex. Geranium phaeum. Ce système serait peut-être un moyen de protection contre la neige.


8- Souche en forme de tubercules pour Geranium peloponnesiacum ou Geranium tuberosum qui entrent en dormance l’été.

Comme preuve de l'adaptation des plantes à leur environnement: deux Geraniums du Cachemire, très semblables, Geranium rubifolium est presque toujours tubéreux car il pousse dans des sols légers et secs alors que Geranium kishtvariense pousse dans des clairières herbeuses et a donc de minces stolons à pousses rapides

LES FEUILLES

Elles sont palmées et stipulées, et comportent: les divisions, les lobes et les dents. Pour décrire une feuille, on prend toujours pour modèle les feuilles basales émises directement par la souche et qui forment généralement une rosette,et qui sont les plus typiques et les plus grandes. Le sinus est la zone d’attache de 2 divisions.
On peut observer que les plantes d'ombre ont des divisions peu profondes, peu de lobes et peu de dents; à l'inverse les Geraniums de soleil auront de profondes et fines divisions et aussi des feuilles plus foncées.
Les Geraniums d'ombre auront souvent un feuillage persistant et épais pour pallier au manque d'ensoleillement l'été et capteront ainsi toute la luminosité nécessaire en hiver.


LES POILS

L'existence de poils sur les étamines et les sépales est caractéristique des Geraniums. Seuls les anthères et le stigmate n'en ont pas.
Ces poils peuvent être glanduleux, donnant un aspect poisseux au toucher comme les feuilles de Geranium macrorrhizum. Ces poils semblent être une protection contre les infestations dues aux pucerons.
Ou bien les poils sont églandulés comme dans beaucoup d’espèces alpines où, dans leur milieu naturel, les pucerons semblent beaucoup moins nombreux.
Il semble aussi que la présence de poils sur les pétales et les étamines améliore la pénétration des abeilles dans la fleur tout en écartant les très petits insectes du nectar. Un excellent traité sur les guêpes et sur la pollinisation (Proctor, M., Lack, A. & Yeo P. The natural History of Pollinisation. 1996) explique cela en détails.


LE DIAGRAMME FLORAL

Dans la grande majorité des cas nous avons affaire à la même structure en ce qui concerne le diagramme floral:
- 1 tige à feuilles opposées, parfois réduites à de simples bractées
- 2 tiges qui sont de nouveaux axes à croissance définie.
- 1 inflorescence centrale toujours formée de deux fleurs. Cette inflorescence pouvant être diffuse comme chez certaines espèces à tiges rampantes ou grimpantes (Geranium wallichianum), ou dense comme chez les Geraniums pratense et sylvaticum par ex.


LES FLEURS

Dans la plupart des cas les Geraniums donnent des fleurs groupées par paire.
La position habituelle de la fleur va de celle inclinée vers le haut: ex. Geranium x oxonianum, à celle regardant le sol avec un axe floral presque vertical, ex Geranium lambertii. L’on comprend facilement que dans ce dernier cas, les abeilles puissent difficilement pénétrer cette fleur pour la polliniser et donc la faible production de graines qui en résulte.
Le fruit mature est quant à lui toujours tourné vers le haut.

Chaque fleur est constituée de:

- 5 sépales égaux qui présentent parfois une extrémité effilée, le mucron. Mucron dont le rôle devrait être de protéger des gouttes de pluie le bourgeon floral, souvent incliné vers le bas, à la manière d’une ‘goutte d’eau’.
- 5 pétales plus ou moins ondulés, plus ou moins chevauchants, parfois divisés en limbe et onglet.
Ce sont les pétales colorés qui vont attirer les insectes. Les veines plus ou moins prononcées serviront de marques pour guider ceux-ci vers les glandes à nectar, et l'on a pu montrer que les abeilles pouvaient être attirées par des marques uniquement visibles en lumière ultraviolette et donc invisibles par l'oeil humain.
- 10 étamines qui portent à leur base les nectaires. Les étamines sont groupées en 2 séries, internes et externes.
- 5 Carpelles réunis en une colonne centrale surmontée d'un style commun qui se divise en 5 stigmates avec en dedans les papilles réceptives au pollen. Chaque carpelle contient 2 ovules dont un seul donnera une graine, nous aurons donc 5 graines par fleur.


QUE SE PASSE T’IL LORSQU’UNE FLEUR S’OUVRE ?

D'abord les 5 étamines externes s'écartent puis les 5 internes, les stigmates droits et serrés se recourbent alors en dehors pour devenir réceptifs au pollen. Lorsque ce phénomène est presque simultané comme chez les Geraniums annuels, on a une auto-pollinisation. Dans les autres cas, seule une pollinisation croisée est possible. C'est le cas des Geraniums à floraison abondante qui attirent les abeilles, principaux pollinisateurs. Les bourdons, trop lourds, ne pourront polliniser que les Geraniums à fleurs verticales et possédant de longues étamines sur lesquelles ils pourront se poser, ex. Geranium pratense. A noter que les guêpes sont essentiellement attirées par les fleurs sombres. (P.F. Yeo, 1985).


QUE SE PASSE T’IL ENSUITE, APRÈS FERTILISATION ?

Se produit un rapide allongement de la base du style c'est à dire le développement d'un rostre (composé de 5 arêtes) qui deviendra deshiscent avec la maturation des graines et qui va véritablement exploser pour libérer les 5 graines. Chaque graine est initialement contenue dans une capsule ouverte, cet ensemble constituant le méricarpe. Cette libération va avoir lieu de trois façons différentes permettant ainsi de diviser le genre en trois sous-genres.


Toute la classification des Geraniums repose sur ces constatations bien mises en évidence par Peter Yeo. (1984)

Le sous genre Geranium: (325 espèces)
section Geranium
section Dissecta
section Tuberosa
Le sous genre Robertium (33 espèces)

Le sous-genre Erodioidea (19 espèces)

 


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